Études historiques
François-René de Chateaubriand
Lu par Christiane-Jehanne
Suite de « Essai sur les Révolutions » :
CHATEAUBRIAND (de), François-René – Essai sur les Révolutions | Litterature audio.com
et, de la « Préface aux Etudes Historiques » :
CHATEAUBRIAND (de), François-René – Etudes Historiques, Préface | Litterature audio.com
Ici, six Etudes ou six Discours, avec :
- 1 De Jules Cesar à Constantin
- 2 De Constantin à Valens
- 3 Valentinien Ier, Valens, Gratien …
- 4 Arcade, Honorius, Théodose II, Valentinien III, Augustule
- 5 Mœurs des Chrétiens, âge héroïque, âge philosophique, hérésies, mœurs des païens
- 6 Mœurs des barbares
Nous suivons l’Histoire avec tous ses évènements, ses personnages, les coutumes, les langues, les cités, les peuplades diverses, scandinaves, et les Huns, Alains, Goths, Gaulois, Vandales, les traditions religieuses, la mythologie, les sectes, les philosophes, les invasions, la naissance de la société chrétienne, etc…, avec tout le talent fluide de Chateaubriand, son érudition, ses réflexions… Ces trois ouvrages forment un tout historique, une somme.
« Depuis longtemps Rome républicaine avait répudié la liberté, pour devenir la concubine des tyrans, la grandeur de son premier divorce lui a du moins servi d’excuse. César est l’homme le plus complet de l’histoire, parce qu’il réunit le triple génie du politique, de l’écrivain et du guerrier. Malheureusement César fut corrompu comme son siècle, s’il fût né au temps des mœurs, il eût été le rival des Cincinnatus et des Fabricius, car il avait tous les genres de force. Mais quand il parut à Rome, la vertu était passée ; il ne trouva plus que la gloire, il la prit, faute de mieux. Auguste, héritier de César, n’était pas de cette première race d’hommes qui font les révolutions ; il était de cette race secondaire qui en profite, et qui pose avec adresse le couronnement de l’édifice dont une main plus forte a creusé les fondements, il avait à la fois l’habileté et la médiocrité nécessaires au maniement des affaires, qui se détruisent également par l’entière sottise ou par la complète supériorité. »
« Tibère mêlait à ses autres défauts celui des petites âmes, la haine pour les services qu’on lui avait rendus, et la jalousie du mérite : le talent inquiète la tyrannie ; faible, elle le redoute comme une puissance ; forte, elle le hait comme une liberté. Les mœurs de Tibère étaient dignes du reste de sa vie mais on se taisait sur ses mœurs, car il appelait ses crimes au secours de ses vices : la terreur lui faisait raison du mépris. »
Ce livre appartient à la collection Litterature Audio
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